Exercices chapitre 7 page 158-159-160 et161
Exercice
1
A.
Répondre brièvement aux questions suivantes :
1.
Quelle est la différence entre infection et
inflammation ?
2.
Quels sont les quatre signes de l'inflammation ?
3. En
quoi la reconnaissance du «non-soi »par
le macrophage et par le lymphocyte B est-elle différente ?
4.
Comment peut-on prouver qu'une réponse spécifique contre un antigène donné est
humorale ?
5.
Pourquoi existe-t-il un temps de latence avant l'apparition d'une réponse
immunitaire spécifique ?
6.
Pourquoi les cellules th sont-elles
appelées les « chefs d'orchestre » de la réponse immunitaire spécifique ? ..;
7.
Quelle est la différence entre la cellule B et le plasmocyte ?
1. L'infection est l'invasion du
corps par un microbe pathogène. L'inflammation est une réaction de défense
immédiate contre toute lésion , qui peut être due à une infection, des agents
chimiques ou des agents physiques.
2. Les 4 signes de l'inflammation
sont la rougeur, la chaleur, l'œdème et la douleur.
3.
La reconnaissance du non-soi par le macrophage est non spécifique
car il n'y a pas de distinction entre différents éléments du non-soi.
La reconnaissance par le lymphocyte B est
spécifique car chaque lymphocyte B porte des anticorps qui se lient à un seul
épitope.
4.On
peut prouver qu'une réponse spécifique contre un antigène donné est humorale
par des expériences de transfert d'immunité : si le transfert de sérum
(contenant des anticorps) d'un animal immunisé à un animal naïf (non immunisé)
protège ce dernier contre le pathogène, la réponse est humorale.
5.
Le temps de latence avant l'apparition d'une réponse immunitaire spécifique est
le temps nécessaire aux lymphocytes sélectionnés pour se multiplier et se
différencier.
6.Les
cellules TH sont les « chefs d'orchestre » de la réponse immunitaire spécifique
car elles activent les autres cellules de l'immunité et déterminent par
l'intermédiaire de leurs interleukines le type de réponse spécifique élaborée
contre l'antigène
7.
La cellule B est au repos ; elle exprime à sa surface des immunoglobulines. Le
plasmocyte est une cellule B activée qui sécrète des anticorps.
B.
Choisir la (où les) bonne(s) réponse(s) .
1. La
fièvre est :
a-
une manifestation de la réponse immunitaire spécifique
b-
nocive car elle active la prolifération des microbes
c-
bénéfique car elle accélère le métabolisme du patient
d-
simplement un effet secondaire qui n'interfère pas dans la réponse immunitaire
1-c
2.
L'activation des cellules B nécessite 2 signaux :
a- la
liaison d'un épitope
antigénique et
l'activation
par I'IL-4
b- la
liaison d'un épitope
antigénique et
l'activation
par I'IL-2
c- la
liaison d'un complexe HLA-peptide et
l'activation
par le macrophage
d- la liaison d'un complexe HLA-peptide et
l'activation
par la cellule th.
2. a
3-L'activation
des cellules Tc nécessite :
a- la
liaison d'un épitope antigénique et
l'activation
par L'IL-4
b- la
liaison d'un épitope antigénique et
l'activation
par I'IL-2
c- la
liaison d'un complexe HLA peptide et
l'activation
par I'IL-2
d- la liaison d'un complexe HLA peptide et
l'activation
par I'IL-4
3 c
4.
Les différents traitements du cancer comprennent :
a- la
chimiothérapie
B- la
radiothérapie
c-
l'usage de cytokines stimulant les cellules T
d-
l'usage d'immunosuppresseurs
4. a, b, c
4.
Les différents traitements du cancer comprennent :
a- la
chimiothérapie
B- la
radiothérapie
c-
l'usage de cytokines stimulant les cellules T
d-
l'usage d'immunosuppresseurs
4. a, b,c
C.
Dresser un tableau comparatif entre la réponse immunitaire non spécifique et la
réponse spécifique concernant le temps de latence, les effecteurs et les
mécanismes, l'efficacité et la mémoire.
D.
Dresser un tableau comparatif entre la réponse spécifique à médiation humorale
et la réponse spécifique à médiation cellulaire, concernant les récepteurs de
membrane, les motifs antigéniques reconnus, les mécanismes effecteurs, les
pathogènes cibles et le transfert passif.
Exercice
II
Un petit enfant est mordu par un chien
errant que l'on suspecte d'être enragé. La rage peut se transmettre par la
morsure. Les signes cliniques de l'infection n'apparaissent qu'au bout de
plusieurs semaines, mais cette dernière est toujours mortelle. Afin d'éviter
fout risque, son médecin procède à une séro-vaccination : il
lui administre 2 injections intramusculaires différentes, l'une d'anticorps
spécifiques du virus de la rage (sérothérapie), l'autre du virus de la rage
chimiquement inactivé (vaccination )

a-
Interpréter l'évolution de la courbe d'anticorps injectés.
a-
La courbe d'anticorps injectés montre que leur concentration s'élève rapidement
dans les quelques heures qui suivent l'injection. Par la suite, elle chute
progressivement pour tomber au-dessous du seuil de protection au bout de 17
jours, ceci montre que les anticorps injectés provoquent une immunité immédiate
de courte durée.
b-
Quelle est la durée de protection assurée par la sérothérapie ? Quelle est
celle de la vaccination ?
b-
La durée de protection assurée par la sérothérapie est de 1 7 jours. Celle de
la vaccination est de plusieurs années (après la 5 ème
injection)
c-
Interpréter la courbe de l'évolution des anticorps produits en fonction ries
injections répétitives de vaccin et en déduire l'importance de ces injections.
c-
Suite à une 1ère injection de vaccin effectuée le 3ème jour, la quantité d'anticorps est
presque nulle. Elle augmente après la deuxième injection effectuée le 7ème jour et se stabilise pour une courte
durée, puis diminue faiblement. Si l'on extrapole la courbe correspondante à
deux injections, on remarque que la quantité d'anticorps chute rapidement
au-dessous du seuil de protection.
La troisième injection, effectuée le 14ème
jour, multiplie la quantité d'anticorps et la quatrième au 21ème multiplie encore plus, la quantité
d'anticorps produite. Parallèlement, les anticorps chutent lentement et restent
au-dessus du seuil de protection pour des années, ils sont de plus en plus
persistants. Les injections répétées sont donc nécessaires pour assurer une
protection efficace et durable.
d-
Dresser un tableau comparatif du mode
d'action de la sérothérapie et de celui
de la vaccination, pour les critères suivants : nature de la substance
injectée, origine des anticorps, temps de latence, durée de protection.
e-
Pourquoi la sérothérapie est-elle appelée immunisation passive , et la
vaccination immunisation active ?
e- La sérothérapie est appelée
immunisation passive car elle procure à l'individu des anticorps « tout faits
», mais n'active pas son système immunitaire ; par contre, la vaccination est
une immunisation active car elle active la réponse immunitaire du sujet qui
fabrique alors lui-même ses anticorps
Exercice
III
Dans des tubes à hémolyse on prépare
six milieux isotoniques ou l'on place
des globules rouges de mouton (GRM) en présence d'anticorps auxquels on ajoute
diverses substances. Les tubes sont placés à 37°C et observés 1 à 2
heures plus tard. la composition des milieux
et les résultats sont indiqués dans le tableau, ci-contre.
Interpréter
les résultats et dégager le mode d'action des anticorps et du complément ainsi
mis en évidence
Exercice III
Dans le tube 1 le GRM sédimente au fond du
tube et reste intact.
Dans le tube 2 où on a mis de l'anti GRM, il
y a eu agglutination et sédimentation au fond du tube, alors l'anticorps joue
un rôle dans l'agglutination du GRM et l'anticorps anti-GR
de cobaye (tube 6) n'a pas agglutiné le GRM, ceci montre que l'anticorps est
spécifique de l'antigène. Dans le tube 3 où on a mis des anti GRM et du
complément du lapin il y a eu destruction des GRM par hémolyse.
Par
contre dans les tubes 5 et 6 où il n'y a pas respectivement des anticorps ou
des anticorps spécifiques du GRM, le complément n'a pas assuré la destruction
du GRM. Ceci montre que le complément assure la destruction des GRM agglutinés
par les anticorps anti GRM. De même, le complément n'est pas spécifique de
l'espèce car dans le tube 4, où il y a du complément de cobaye, il y a eu
destruction des GRM.
Donc
les caractéristiques dégagées sont:
Pour l'anticorps: l'anticorps spécifique
assure l'agglutination de l'antigène correspondant.
Pour le complément: le complément de n'importe
quelle espèce, une fois activée par le complexe immun, assure la destruction de
l'antigène
Exercice
IV
La souris, comme l'Homme est capable de
lutter contre le virus de la grippe. Cette réaction de l'organisme est
facilitée par le vaccin antigrippal
obtenu à partir du virus inactivé.
Le tableau ci-dessous présente les résultats des expériences réalisées chez des souris.
Le tableau ci-dessous présente les résultats des expériences réalisées chez des souris.
a- En
se référant au tableau et aux connaissances acquises expliquer comment
l'organisme lutte contre la grippe.
Exercice IV
a-
Cas 1 : L'absence du thymus, dès la naissance, entraîne la prolifération du
virus. Ceci montre que la présence de thymus, lieu de maturation des
lymphocytes T, est indispensable au développement
de la réponse immunitaire, pour lutter contre le virus de la grippe. Ainsi les
lymphocytes T sont nécessaires à la réponse
immunitaire contre le virus de la grippe
Cas 2: L'injection de sérum provenant
de souris vaccinées à des souris non vaccinées limite la multiplication des
virus, mais reste insuffisante pour mener à leur destruction. Ceci montre
l'intervention des anticorps spécifiques du virus qui interdisent son entrée
dans la cellule et par suite sa multiplication.
1 Cas 3: L'absence de lymphocyte B
est sans conséquences sur la défense de la souris vis-à-vis du virus de la
grippe. Ce cas montre bien que les lymphocytes T seuls sont suffisants pour
lutter contre le virus de la grippe. II s'agit dans ce cas d'une réponse
spécifique, essentiellement à médiation cellulaire qui repose sur la capacité
des lymphocytes Tc (cytotoxiques) à détruire les cellules infectées par le
virus. Le versant humoral de la réponse
limite l'ampleur de l'infection en interdisant la pénétration du virus
dans les cellules et sa multiplication.
•
Des lymphocytes du sang d'une personne X vaccinée contre la grippe depuis un
mois sont mis en présence de cellules humaines infectées par le virus de la
grippe et provenant de deux individus différents Y et Z.
Les cellules de Y, qui est à H LA
compatible, sont détruites.
Les cellules de Z, qui est à HLA non compatible, ne sont pas détruites.
b-
Définir HLA compatible, et expliquer les résultats obtenus.
b-
Deux individus sont HLA compatibles quand les protéines marqueurs du soi sont
identiques, c'est-à-dire qu'ils possèdent la même combinaison allélique pour
les 6 gènes du CMH.
La personne X, vaccinée depuis un mois, a
développé une réaction immunitaire contre le virus antigrippal. Ses lymphocytes
T
présentent un système de reconnaissance du complexe HLA et du peptide du virus,
d'où la destruction des cellules de la personne Y et non celles de Z puisque le
HLA de ces dernières sont incompatibles avec les cellules de la personne
Exercice
V
Le test permettant de diagnostiquer précocement la grossesse,
est fondé sur la présence de la HCG (hormone choriogonadotrophine).
Cette hormone est sécrétée par le placenta au dixième jour de la grossesse et
culmine à la dixième semaine. Elle est excrétée par les reins; sa présence par
la suite est détectée dans l'urine d'une femme enceinte :
1. On injecte à un lapin la HCG humaine.
Une semaine plus tard des anticorps anti-HCG apparaissent dans le sérum de
l'animal. On appelle ce sérum R1
2.
Une technique permet la fixation de la HCG humaine sur des hématies de mouton
en suspension dans un liquide physiologique. Soit R2, ce milieu.
3. Si
on mélange R1 et R2 on constate que les hématies
de mouton sont agglutinées.
4.L'addition
d'urine d'une femme non enceinte au
sérum R1 , avant l'addition de R2 ne modifie pas la réaction : il y a
agglutination.
5. L'addition
d'urine d'une femme enceinte au sérum R1 avant l'addition
de R2 modifie la réaction : il n'y a pas d'agglutination des hématies
a-
Expliquer brièvement l'origine des anticorps anti- HCG chez le lapin.
Exercice V
a-
La HCG humaine est une protéine qui Joue le rôle d'un antigène pour le lapin.
Certains lymphocytes B, dont la surface porte les récepteurs correspondants à
cet antigène, sont activés. Ils se divisent, se transforment en plasmocytes qui
sécrètent les anticorps anti-HCG, libérés ensuite dans le sang. Il s'agit donc
d'une réaction immunitaire spécifique à médiation humorale.
b-
Expliquer le test positif en (5) en tenant compte des résultats de l'expérience
(4)
b-
Lorsqu'on mélange le réactif R1 avec l'urine d'une femme enceinte
contenant la molécule HCG, il y a liaison entre les anticorps anti-HCG. Si, au
milieu ainsi obtenu, on ajoute le réactif R2 , les hématies porteuses de HCG ne
peuvent s'agglutiner et le liquide reste homogène. Par contre , si on mélange
le réactif R1 avec l'urine d'une femme non enceinte (donc ne contenant pas de
molécules HCG), les anticorps restent libres et vont agglutiner les hématies
porteuses d'HCG du réactif R2.
Exercice
VI
Le bacille de Koch (BK) est l'agent de la
tuberculose, grave maladie actuellement en régression grâce aux antibiotiques.
Ce bacille aérobie, se fixe essentiellement dans le tissu pulmonaire en y
créant de graves lésions, souvent mortelles si elles ne sont pas traitées.
On réalise, sur des cobayes les trois
expériences schématisées ci-après.
a-
Décrire en quelques lignes chacune de ces expériences
Exercice VI
a- Expérience 1 : un cobaye reçoit
une injection de BK ; il contracte la tuberculose et meurt.
Expérience 2: un cobaye reçoit une injection de BCG (Bacille de
Calmette-Guérin); quinze jours après, on lui fait une injection de BK, il
survit.
Expérience 3: un cobaye reçoit une injection de BCG. Quinze jours après,
on prélève son sang et on le sépare en deux fractions : sérum et lymphocytes.
Les deux fractions sont injectées séparément à deux cobayes (A et B) non
immunisés. Chacun de ces deux cobayes reçoit ensuite une injection de BK.
Le cobaye A ayant reçu du sérum meurt; le cobaye B qui a reçu les
lymphocytes survit, mais, il succombe à une injection de pneumocoques.
b-
Analyser chacune de ces expériences schématisées et en tirer les conclusions
adéquates.
b-
L'expérience 1 : C'est une expérience témoin montrant la virulence du bacille
de Koch sur un cobaye.
L'expérience 2: l'injection du bacille de
Koch atténué (BCG) avant le contact avec le bacille non atténué permet la
survie de l'animal. On déduit que le cobaye a été immunisé contre le BK grâce
au contact préalable avec le BCG.
L'expérience 3 :seul le cobaye B
ayant reçu les lymphocytes du cobaye immunisé survit, alors que le cobaye A,
ayant reçu le sérum meurt. Ceci montre que les lymphocytes sont les éléments
nécessaires à la défense de l'animal contre le BK, alors que le sérum ne l'est
pas. Ces lymphocytes n'assurent pas la défense contre les pneumocoques, car le
cobaye B n'a pas survécu à une injection de pneumocoques. On déduit que ce sont
les lymphocytes qui interviennent dans la destruction du bacille de Koch et ces
lymphocytes sont spécifiques du BK.
•On
dispose, dans une 4eme expérience de deux cobayes : l'un, témoin et
l'autre reçoit une injection de BCG. Quinze jours après, on inocule sous la
peau de ces deux cobayes de la tuberculine (protéine toxique extraite du BK
frais). Le cobaye ayant reçu le BCG développe une inflammation caractéristique
au niveau du point d'inoculation (cutiréaction positive), l'autre ne présente
aucune réaction (cutiréaction négative).
d- Interpréter l'expérience 4 et en tirer une conclusion concernant le rôle du BCG.
d-
La présence d'une inflammation au point d'inoculation (cutiréaction positive)
montre que le cobaye ayant reçu une injection de BCG a développé des mécanismes
de défense contre le bacille de Koch, et que ces mécanismes sont activés par la
présence d'un élément du bacille (ici la tuberculine) qui est reconnu par ces
lymphocytes. Les lymphocytes spécifiques du bacille de Koch, n'ayant pas été
activés chez le cobaye qui n'a pas reçu le BCG, on n'observe pas de
cutiréaction positive.
Donc le BCG présente l'intérêt de ne pas
être mortel et de favoriser la formation de lymphocytes, mémoires spécifiques
du bacille de Koch qui peuvent déclencher une réaction immunitaire rapide et
efficace en cas d'une deuxième infection.







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