Documents 3 : Maladies auto-immunes. Exercices chapitre 8


Exploitation des documents page 171
1. Quelle pourrait être la conséquence d'un dépôt de complexes immuns dans les reins ?
1-Les reins sont les organes excréteurs chargés de filtrer le sang et d'éliminer les déchets métaboliques dans l'urine. Le dépôt de complexes immuns dans les reins peut boucher les « filtres », appelés glomérules néphritiques ; ce qui entrave la filtration et peut provoquer une accumulation de déchets dans le sang ou une hypertension suite à l'augmentation du volume de fluide dans le sang.
2. Dresser un tableau renfermant les maladies auto-immunes, les structures cibles et les conséquences qui en résultent.


Exercices page 174



 Exercice 1
A. Répondre par une courte phrase aux
questions suivantes :
1. Pourquoi les immunodéficiences congénitales sont-elles rares
 1- les immunodéficiences congénitales sont rares pour plusieurs raisons:

  - les allèles responsables des dérèglements d'un composant du système immunitaire sont généralement récessifs. Ils ne sont exprimés que chez les homozygotes.
- La fréquence de ces allèles est très faible, donc le risque d'homozygotie est rare.
- Le système immunitaire est redondant : un intrus peut être éliminé par plusieurs mécanismes. L'un d'eux peut faire défaut sans que cela ne se répercute sur la capacité de défense globale du corps.


2. Peut-on considérer que des rapports
    sexuels avec une personne en parfaite santé ne présentent aucun risque de transmission du VIH ? Pourquoi ?
2.On ne peut pas affirmer que les rapports sexuels, même avec une personne en parfaite santé ne constituent aucun risque de transmission du SIDA. En effet, l'infection est asymptomatique durant plusieurs années, pendant lesquelles l'individu est néanmoins contagieux
3. Le VIH est-il transmissible par les poignées de main, les toilettes et douches publiques ou le partage d'aliments ? Justifier
2.On ne peut pas affirmer que les rapports sexuels, même avec une personne en parfaite santé ne constituent aucun risque de transmission du SIDA. En effet, l'infection est asymptomatique durant plusieurs années, pendant lesquelles l'individu est néanmoins contagieux
3. Le VIH est-il transmissible par les poignées de main, les toilettes et douches publiques ou le partage d'aliments ? Justifier
3. Le VIH n'est pas transmissible par les poignées de main, les toilettes et les douches publiques ou le partage d'aliments, car il n'existe à des concentrations infectieuses que dans le sang, le lait et les sécrétions sexuelles. Seul un contact avec ces liquides biologiques est infectieux
8. Pourquoi les maladies auto-immunes sont-elles chroniques ?
      

8. Les maladies auto-immunes sont chroniques, car elles sont dues à un ciblage des antigènes du soi , qui sont des constituants permanents du corps.
9. A quoi sont dues les maladies rhumatoïdes ?
.Les maladies rhumatoïdes sont dues à des dépôts de complexes immuns dans les articulations.

Exercice II
   La myasthénie est une maladie auto-immune due à des anticorps spécifiques des récepteurs d'acétylcholine des cellules musculaires.

   L'acétylcholine est un neurotransmetteur, c'est-à-dire une substance chimique sécrétée dans les terminaisons nerveuses et responsable de la transmission de l'influx nerveux aux cellules musculaires. Les anticorps anti-acétylcholine bloquent la liaison du neurotransmetteur à son récepteur et inhibent la transmission de l'influx nerveux. Le document ci-dessous représente la transmission normale de l'influx.

a- En s'inspirant du document, illustrer par un schéma le mécanisme auto-immunitaire responsable de la myasthénie.
 



b- Cette maladie est-elle spécifique d'organe ? Est-elle humorale ou cellulaire ?

c- Quelles pourraient être ses signes cliniques ?
 

B: 0ui cette auto-immunité est spécifique des muscles. Elle est humorale.

c- Le signe clinique principal de cette maladie est une paralysie musculaire progressive.


  Exercice III
   La courbe ci-dessous montre l'évolution du taux d'anticorps dans le plasma de l'enfant dans la période s'étendant du troisième mois de grossesse à l'âge d'un an et demi. Certains anticorps sont d'origine maternelle, ils passent du plasma de la mère dans la circulation sanguine de l'enfant à travers le placenta. D'autres sont produits par le système immunitaire de l'enfant lui-même.
a- Comment évoluent le taux d'anticorps
      maternels et d'anticorps de l'enfant    en fonction du temps
a- Les anticorps maternels passent dans la circulation du fœtus à partir du troisième mois de la grossesse, et leur concentration augmente jusqu'à la naissance de 0 à 10 mg/mL. Après la naissance, leur concentration baisse dans le plasma de l'enfant et devient pratiquement nulle à l'âge de 8 mois. Les anticorps de l'enfant sont produits, d'abord en très faible quantité à la naissance, puis leur concentration augmente progressivement jusqu'à devenir environ 10 mg/mL à 18 mois.
b- Pourquoi le taux d'anticorps maternels chute-t-il après l'accouchement ?
b- Le taux d'anticorps maternel chute après l'accouchement, car il n'y a plus de contact physiologique entre la circulation maternelle et la circulation de l'enfant. De ce fait il n'y a plus d'apport d'anticorps nouveaux, et les anticorps subissent une dégradation naturelle comme toute protéine du corps.
   


    C- Quand l'immunité humorale de l'enfant
     atteint-elle un taux minimum ?
C- L'immunité humorale de l'enfant atteint son minimum aux alentours du 4ème au 6ème mois quand les anticorps maternels sont éliminés mais ne sont pas encore remplacés par les anticorps de l'enfant.
Exercice IV
   Les enfants diabétiques présentent souvent des lésions au niveau de leur pancréas, en particulier une destruction des cellules ß, productrices d'insuline. Le sérum du sang de ces enfants contient des anti-cellules ß
a- Quelle peut être l'origine de cette maladie?
a- II s'est produit un dérèglement dans le, fonctionnement du système immunitaire  puisque l’enfant possède des anticorps dirigés contre son soi (ses cellules pancréatiques). Il s'agit probablement d'une maladie auto-immune

Des expériences sont réalisées chez des rats mutants présentant un diabète comparable à celui des enfants diabétiques ; les résultats figurent dans le tableau ci-dessous
b- Ces résultats confirment-ils votre réponse à   la   question   précédente?  
   Quels  renseignements supplémentaires apportent-ils?
b- L'ablation du thymus, organe de maturation des cellules immunitaires, ou l'inhibition
    de ces cellules empêche l'apparition de la maladie. Au contraire, la maladie est déclenchée par injection des lymphocytes d'un rat diabétique à un rat sain. Ceci confirme que la maladie est bien d'origine immunitaire. Le thymus est le lieu de maturation des lymphocytes T : ces derniers sont les seuls à l'origine de la maladie puisqu'un rat thymectomisé produit des lymphocytes B matures et ne développe pas la maladie.
Exercice V
   L'arthrite tuberculeuse ou arthrite à adjuvant est une maladie au cours de laquelle le cartilage articulaire est détruit. On sait depuis longtemps que le cartilage articulaire est envahi pendant la maladie par Mycobacterium tuber-culosis, bacille de la tuberculose, et on supposait jusqu'à présent que ce microbe était responsable de la maladie.
On réalise l'expérience suivante : des lymphocytes sont prélevés sur un rat arthritique et sont cultivés avec des bacilles tuberculeux. Les lymphocytes seuls sont ensuite injectés à un rat non arthritique. Ce rat développe la maladie.
a- Le bacille tuberculeux est-il le responsable direct de la maladie
    Justifier la réponse.
a- Non, car le rat sans être injecté du bacille a développé la maladie.
Les lymphocytes d'un rat arthritique sont maintenant mis en culture d'une part avec un broyat de bacilles tuberculeux, d'autre part avec des cellules de cartilage. Les lymphocytes se fixent aussi bien sur le broyat bactérien que sur les cellules cartilagineuses.
b- Formuler deux hypothèses explicatives des résultats obtenus.
   

b- Formuler deux hypothèses explicatives des résultats obtenus.

b- Hypothèses :
1- Les lymphocytes reconnaissent et attaquent le soi.
2- Le bacille tuberculeux et les cellules cartilagineuses possèdent le même déter­minant antigénique 
     (épitope).

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